0

Du bon aloi du «�bipartisanisme�»

LONDRES – Il semblerait que le «�bipartisanisme�» ait pris une grande claque à Washington depuis que le Président Barack Obama est arrivé à la Maison Blanche.

Comme la plupart des derniers présidents en date des Etats-Unis, Obama a promis durant sa campagne de travailler avec ses adversaires politiques pour le plus grand bien du pays. Bill Clinton a dit plus ou moins la même chose avant d’être élu. Il a ensuite passé son premier mandat à se battre jusqu’au bout avec la majorité républicaine du Congrès menée par Newt Gingrich, et son second mandat à combattre la destitution.

George W. Bush aussi a dit qu’il tendrait la main à ceux qui n’étaient pas d’accord avec lui. Soutenu par son vice-président Dick Cheney, il est ensuite devenu le président le plus partisan et le plus idéologue des temps modernes.

Il semblerait que la quête d’Obama pour l’union des partis soit déjà allée plus loin que celle de ces prédécesseurs. Ses sympathisants ont froncé les sourcils lorsqu’il a choisi de placer des républicains aux postes clés, y compris en conservant Robert Gates comme secrétaire d’Etat à la Défense. Mais il s'est surtout efforcé de s'attirer le soutien des républicains dans sa tentative d'empêcher l'économie de disparaître dans le puits sans fond de la récession.