Jon Krause

Qu’est-ce qui arrête les femmes ?

PRINCETON – A la suite de la publication de mon article dans le numéro de juillet-août de la revue The Atlantic, intitulé « Pourquoi les femmes ne peuvent toujours pas tout avoir ? », je m’attendais à une réaction hostile de la part de nombreuses américaines de ma génération ou plus âgées qui travaillent, et à une réaction positive de la part des femmes âgées de 25 à 30 ans. Je m’attendais à ce que beaucoup d’hommes de cette plus jeune génération expriment aussi de fortes réactions, dans la mesure où nombre d’entre eux tentent de concilier du temps libre avec leurs enfants, un soutien à la carrière de leur conjointe, et la poursuite de leurs propres projets.

Je m’attendais aussi à des réactions de la part de représentants du monde des affaires sur la faisabilité ou le caractère utopique des solutions proposées dans mon article – une plus grande flexibilité du travail, en finir avec la culture du face-time et du « machisme du temps », et permettre aux parents qui ont arrêté un temps de travailler ou qui sont à mi-temps, de postuler équitablement aux postes à responsabilités dès leur retour dans l’entreprise.

Ce à quoi je ne m’attendais pas fut la rapidité et l’ampleur des réactions – près d’un million de lecteurs dans la semaine de parution et bien trop de courriers et de débats initiés à la télévision, à la radio, et sur les blogs, pour que je puisse suivre – et des retombées globales. J’ai eu des entretiens avec des journalistes en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Norvège, en Inde, en Australie, au Japon, aux Pays-Bas et au Brésil ; et des articles à propos de mon papier ont été publiés en France, en Irlande, en Italie, en Bolivie, en Jamaïque, au Vietnam, en Israël, au Liban, au Canada et dans de nombreux autres pays.

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