La violence sans fin contre les femmes du Congo

NEW YORK – La violence au Congo est au-delà des mots. Mais si l'on veut mettre fin aux horreurs des récentes guerres au Congo – elles ont fait plus de morts que tout autre conflit depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale – l'indicible doit être dit.

Dans l'est de la République démocratique du Congo, les soldats gouvernementaux, les membres d'unités militaires du gouvernement renégat et des myriades de milices ont violé des milliers de femmes. Ils utilisent certaines d'entre elles comme esclaves sexuelles. Ils les traitent comme des bestiaux, ils n'hésitent pas à mutiler des femmes et des fillettes dont certaines âgées de trois ans seulement, détruisant leur vagin et d'autres organes internes.

Parfois, des hommes armés contraignent un père, un frère ou un mari à violer sa fille, sa sœur ou sa femme ou encore obligent leur victime à manger la chair de ses parents assassinés par leur soin. Après ce genre d'épreuves, beaucoup de femmes se trouvent désespérément seules alors qu'elles endurent les conséquences physiques et psychologiques du traumatisme qu'elles ont subi et doivent faire face à la misère, à une grossesse subie, à des enfants qu'elles n'ont pas voulus, au sida ou à l'ostracisme de leurs proches qui les rejettent parce que "malades" ou "souillées".

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