0

Un Jean Monnet arabe !

La crise au Moyen-Orient est incontestablement l'une des plus dangereuse du monde. La prochaine guerre, le prochain attentat ou la prochaine initiative de paix avortée nous y attend. Comparé à l'évolution politique de cette région, un tour sur les montagnes russes foraines est une oasis de tranquillité.

Pourtant, malgré d'innombrables conflits, le Moyen-Orient baigne dans un étrange immobilisme. Il doit bien y avoir une corrélation entre le manque de dynamisme vers le développement de la plupart des sociétés du Moyen-Orient et le fait qu'il soit particulièrement sujet aux crises.

Le conflit israélo-palestinien est l'exemple-type de l'immobilisme de cette région de première importance du point de vue géopolitique, car elle semble parfaitement imperméable à ce qui se passe dans le monde. Les Turcs, les Britanniques, la décolonisation, la Guerre froide, les divers présidents américains et surtout les médiateurs de la communauté internationale passent, mais les paramètres de ce conflit et l'impossibilité de trouver une solution paraissent immuables.

Néanmoins, cette impression - exacte en ce qui concerne le passé - pourrait se révéler trompeuse pour l'avenir, car deux fortes tendances vont affecter le Moyen-Orient bien plus profondément que ne l'ont fait les nombreuses crises et guerres du passé.