eichengreen145_Johannes EISELE  AFP_mask wall street Johannes Eisele/AFP via Getty Images

Octobre, le moment le plus périlleux de la pandémie

BERKELEY – Pour les USA, avril a été le mois le plus dramatique et, selon certains, le plus dangereux de la crise du COVID-19. Les morts s'accumulaient, les cadavres s'empilaient dans des camions réfrigérés stationnant devant les hôpitaux de New-York. La région était confrontée à une pénurie dramatique de respirateurs et d'équipements de protection individuelle. L'économie s'écroulait, tandis que le taux de chômage atteignait 14,7 %.

Depuis lors, l'approvisionnement en matériel médical et en équipement de protection s'est amélioré. Les médecins savent mieux à quel moment mettre un patient sous respirateur et à quel moment le retirer. L'importance de protéger les populations vulnérables, notamment les personnes âgées, est reconnue. La moyenne d'âge des patients a baissé, ce qui réduit encore le nombre de décès. Soutenue par la loi CARES (Coronavirus Aid, Relief, and Economic Security), l'activité économique reprend, bien qu'à un niveau inférieur à celui d'avant-crise.

C'est du moins ce que l'on nous dit. Car c'est peut-être maintenant que les USA approchent de la phase la plus dangereuse de la crise. Le taux de mortalité des personnes infectées diminue grâce à l'amélioration des traitements et à la diminution de l'âge des patients, mais on compte encore quelques 1000 décès par jour. Cela correspond au niveau de début avril, ce qui est inquiétant pour l'avenir.

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