Colombian Referendum on Farc Luis Acosta/Getty Images

Le Brexit colombien

CARTHAGÈNE – Les négociations de paix créent systématiquement des divisions, à tel point qu’elles sont souvent sabotées par la politique au sein même d’un camp ou de l’autre. C’est précisément ce qu’il s’est produit dernièrement en Colombie, où les électeurs ont rejeté d’une très faible marge l’accord de paix durement négocié entre le gouvernement et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (les FARC).

Plébiscites et référendums peuvent apparaître comme la plus pure manifestation de la démocratie ; ce sont en réalité les outils favoris des dirigeants qui recourent à la supercherie et au mensonge. C’est l’une des raisons pour lesquelles les dictateurs et dirigeants autoritaires en usent si souvent.

Sans surprise, la consultation populaire colombienne – tout comme le référendum britannique du mois de juin sur le Brexit – s’est révélé tout sauf un triomphe de la démocratie. L’ouragan Matthew ayant empêché plusieurs milliers de personnes d’aller voter, dans des régions où les sondages indiquaient un Oui à l’accord, seuls 37 % des 34 millions d’électeurs colombiens se sont rendus aux urnes. Ainsi la marge infime avec laquelle le camp du « Non » l’a emporté – seulement 0,4 % – apparaît-elle encore moins convaincante.

To continue reading, please log in or enter your email address.

To read this article from our archive, please log in or register now. After entering your email, you'll have access to two free articles from our archive every month. For unlimited access to Project Syndicate, subscribe now.

required

By proceeding, you agree to our Terms of Service and Privacy Policy, which describes the personal data we collect and how we use it.

Log in

http://prosyn.org/gMmrjqE/fr;

Cookies and Privacy

We use cookies to improve your experience on our website. To find out more, read our updated cookie policy and privacy policy.