Theresa May brexit Christopher Furlong/Getty Images

La Grande-Bretagne trompée sur sa sortie de l’Europe

LONDRES – Je prédisais, il y a quelques mois, que le gouvernement de la Première ministre britannique Theresa May ne durerait pas trois semaines, car les Britanniques comprendraient que le Brexit soft qu’on leur avait promis n’était pas possible. Quelle erreur ! May vient d’appeler à des élections anticipées, dont tout laisse prévoir qu’elle les gagnera facilement.

Comme on s’en aperçoit, May a elle-même compris ce qui risquait d’arriver si ses concitoyens remettaient en question sa conception du Brexit. Elle a donc mis en place une stratégie politique pour empêcher qu’on rouvre le débat, qui consiste à ne pas permettre qu’on soumette au vote populaire (ou même du Parlement) les choix que prendra son gouvernement sur la mise en œuvre du Brexit, sans parler d’une nouvelle consultation sur son opportunité.

Mais il fut toujours clair que le référendum de juin dernier sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne n’était que consultatif et n’engageait pas le Parlement. En outre la concurrence des différentes options ne fut jamais envisagée pendant la campagne du référendum, encore moins soumise au vote.

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