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Le déshonneur des réfugiés de l'Ouganda

NEW YORK – Lorsque le Secrétaire Général des Nations Unies, António Guterres s'est rendu en Ouganda au début du mois, sa mission annoncée (lever des milliards de dollars pour les réfugiés de la crise croissante du pays), avait l'air d'une noble cause. Les conflits dans la région ont conduit plus d'un million de personnes vers l'Ouganda et ce pays en subit les contraintes.

Mais ce dont Guterres ne pas se rend peut-être pas compte, ou du moins ce qu'il ne veut pas reconnaître publiquement, c'est que l'homme fort de l'Ouganda, le Président Yoweri Museveni, a été l'instigateur ou a exacerbé un bon nombre de conflits, fuis par les réfugiés qui vivent actuellement dans son pays. Enrôler Museveni pour aider à résoudre la crise des réfugiés revient à recruter un pyromane à la tête d'une brigade de pompiers.

Environ la moitié des réfugiés en Ouganda sont à présent originaires du Sud-Soudan, où une guerre civile fait rage par intermittence depuis décembre 2013. La guerre a commencé lorsque des troupes sous le commandement du Président Salva Kiir ont commencé à attaquer et à tuer des membres de l'ethnie Nuer à Juba, capitale du Sud-Soudan. Les rebelles attachés à l'ancien Vice-président Riek Machar ont ensuite commencé à attaquer les membres de la tribu de Kiir, les Dinka.

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