DELIL SOULEIMAN/AFP/Getty Images

Les Alliés oubliés de l’Amérique en Syrie

AFRIN, SYRIE – Le 20 janvier, la Turquie a lancé sur le Nord de la Syrie, une campagne de frappes aériennes et de pilonnages d’artillerie, afin, prétend-elle, de neutraliser la menace posée à sa sécurité sur sa frontière sud. La zone attaquée, ainsi qu’Afrin, la ville d’où je combats, est contrôlée, par les Unités de protection du peuple kurde, les YPG.

En tant que commandant des forces démocratiques syriennes (FDS), qui comprennent les YPG, je puis dire sans ambages que les allégations turques sont sans fondement et que nous ne cherchons nullement à propager la guerre de l’autre côté de la frontière. La vérité est exactement l’inverse : avec l’opération « Rameau d’olivier », c’est la Turquie qui nous attaque. Et malgré cela, pour des raisons que je ne parviens pas à comprendre, elle le fait avec l’appui tacite de la communauté internationale.

Nos forces ne prennent part à aucune agression contre l’État turc. (Les YPG se sont contentées de répondre aux tirs des positions turques qui nous avaient bombardés). Notre seule guerre est contre les djihadistes de l’organisation État islamique (EI), une lutte que les États-Unis nous ont aidés à mener. Désormais, alors que le combat contre l’EI est à peu près terminé, nos soutiens internationaux se font plus discrets – au moment même où s’intensifient les frappes des missiles turcs.

To continue reading, please log in or enter your email address.

To continue reading, please log in or register now. After entering your email, you'll have access to two free articles every month. For unlimited access to Project Syndicate, subscribe now.

required

By proceeding, you are agreeing to our Terms and Conditions.

Log in

http://prosyn.org/Eg32kLn/fr;

Handpicked to read next

Cookies and Privacy

We use cookies to improve your experience on our website. To find out more, read our updated cookie policy and privacy policy.