Kremlin critic Alexei Navalny arrested Kirill Kudryavtsev/Getty Images

Le grand problème russe de Trump

WASHINGTON – Peu de temps avant de prendre ses fonctions, le président des États-Unis, Donald Trump, a précisé dans un tweet sa vision de la relation avec la Russie : « Avoir une bonne relation avec la Russie, c’est une bonne chose, pas une mauvaise chose. » Dans un autre, il déclarait que la Russie et les États-Unis « travailleront peut-être ensemble pour résoudre certains des nombreux grands problèmes et des nombreuses questions pressantes du MONDE ! »

Certes, Trump n’a pas tort de tenter d’améliorer les relations avec la Russie (les derniers présidents des États-Unis ont tous poursuivi le même but). Mais il doit comprendre que cela ne vaut pas la peine, pour parvenir à son objectif, de brader les défenseurs de la démocratie en Russie.

Le président russe Vladimir Poutine est parvenu à éliminer toute opposition véritable en Russie. En 2012, dès qu’il est revenu à la présidence, la Douma a voté la loi dite sur les agents étrangers, ayant pour but de faire taire les organisations qui recevaient un financement de l’extérieur et étaient impliquées de près ou de loin dans une « activité politique ».

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