Corbyn at polls Justin Tallis/AFP/Getty Images

Le piège de l’élection anticipée

LONDRES – En perdant sa majorité parlementaire à la suite des élections anticipées qui se sont tenues au Royaume-Uni, le Parti conservateur a donné tort, une fois encore, aux experts, aux sondeurs et aux augures de toutes sortes. Différentes explications s’offrent à un résultat auquel bien peu s’attendaient.

Beaucoup ont pointé la médiocre campagne de Theresa May, la Première ministre conservatrice, et la sous-estimation, par les sondeurs, de la participation des jeunes. Dans le même temps, Jeremy Corbin, le chef de l’opposition travailliste, a donné une image de compétence et d’assurance. Ces explications pourraient pourtant ne pas suffire, car elles ne s’attachent qu’à la manière dont la campagne a été menée.

Le champ de la psychologie suggère des interprétations plus convaincantes. Si les commentateurs avaient prêté plus d’attention à une théorie psychologique déjà bien établie concernant les élections anticipées, ils auraient pu prévoir le résultat des élections au Royaume-Uni. Une étude d’Alastair Smith, chercheur en sciences politiques à la New York University, qui a compilé les données électorales et les résultats des élections britanniques depuis 1945, montre que les Premiers ministres qui ont décidé de convoquer des élections anticipées ont le plus souvent échoué.

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