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Difficultés liées au traitement des traumatismes

Lorsqu'une catastrophe se produit, l'arrivée de « conseillers formés » fait tout autant partie du théâtre de la catastrophe que celle des services d'urgence. Quelle est réellement leur mission ? En règle générale, ils effectuent une sorte de « compte-rendu » ou de « séance de verbalisation ». Mais ces séances ont-elles vraiment un effet bénéfique ?

Un compte-rendu prend presque toujours la forme d'une séance courte et unique qui rassemble, dans la mesure du possible, toutes les personnes impliquées dans un événement traumatisant. Il allie une analyse de l'incident traumatisant à un enseignement sur les réactions émotionnelles attendues et sur l'assurance que ces réactions sont tout à fait normales. L'objectif visé est de réduire une souffrance émotionnelle vive et de prévenir le début d'un trouble psychiatrique post-traumatique

De nombreuses organisations proposent des activités de compte-rendu en réponse à des incidents traumatisants, comme lorsque des officiers de police sont impliqués dans des incidents où des coups de feu sont tirés ou bien lorsque des employés d'une banque assistent à un hold-up. Dans certaines institutions, ces interventions sont obligatoires, résultant de la volonté de diminuer la souffrance psychologique, mais également de la croyance qu'elles permettront de diminuer les recours en justice.

Plusieurs raisons expliquent cette croyance si répandue en l'efficacité du compte-rendu. Lorsque nous sommes confrontés à des catastrophes, nous ressentons tous le besoin de faire quelque chose. L'idée selon laquelle il est préférable de discuter de l'événement traumatisant plutôt que de le « refouler » ou de le « réprimer » obéit à une longue tradition de traitement psychologique (il est préférable de tout laisser sortir plutôt que de tout garder à l'intérieur). Plusieurs personnes ayant assisté à des interventions de compte-rendu jugent cette expérience positive.