Paul Lachine

Le droit de massacrer ?

NEW YORK – Les meurtres de la parlementaire américaine Gabrielle Giffords, entre autres, en Arizona le mois dernier sont les derniers chapitres d’une longue série de fusillades de masse aux Etats-Unis dans lesquels l’auteur (présumé) souffrait apparemment de désordres mentaux. La tragédie de l’Arizona a naturellement suscité des appels à des changements de politique. Mais que peut-on faire différemment, si tant est que cela soit possible ?

La grande majorité des individus lourdement déséquilibrés psychologiquement ne sont pas violents. Il est presque impossible de prédire ceux qui, sans antécédents de violence, deviendront violents. Dans le même temps, les propositions pour protéger la société de ceux qui sont dangereusement mentalement malades se heurtent à des questions de libertés civiles.

Le journaliste russe Andrei Sitov a soulevé cette question lorsqu’il a affirmé, lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, que les libertés américaines étaient complices de la fusillade en Arizonaamp#160;: «amp#160;Pour ce qui est du pourquoi – ce n’est pas si incompréhensible, du moins du point de vue de quelqu’un de l’extérieur. C’est le revers de la liberté. A moins que vous ne vouliez des restrictions, à moins que vous ne vouliez un rôle gouvernemental plus fort… C’est l’Amériqueamp#160;: démocratie, liberté de parole, liberté de réunion, liberté de faire des pétitions au gouvernement. Et de nombreuses personnes à l’extérieur diraient aussi que la «amp#160;libertéamp#160;» d’un esprit dérangé à agir de façon violente est américaine, aussi.amp#160;»

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