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Le droit à l’égalité, hier et aujourd’hui

LONDRES – Après des semaines de tourments économiques et financiers, le débat public s’oriente enfin vers les terribles conséquences humaines potentielles de l'effondrement du système financier mondial. Les comparaisons avec la Grande dépression des années 30 font désormais partie intégrante du débat – à juste titre d'ailleurs. Le monde doit tirer des leçons de la crise la plus grave du XXe siècle.

En période de crise, il faut avant tout tenir compte des besoins éprouvés pour réaliser des interventions sociales – et économiques. La récession peut entraîner l'exclusion et, pire encore, la persécution des groupes les plus vulnérables de la société. C'est pour cela que les Nations unies ont adopté la Déclaration universelle des droits de l'homme en 1948 et que nous avons plus que jamais besoin d'instaurer l’égalité pour tous les êtres humains.

Les nations doivent agir maintenant pour garantir les mêmes droits à tous les individus – quels que soient leur richesse, leur ethnie, leur sexe ou leur religion – et pour que ces droits soient consacrés par des textes de loi.

Ce mois d'octobre, 128 éminents spécialistes des droits de l'homme et de l’égalité venant de 44 pays ont fait une tentative majeure : s'appuyer sur la Déclaration des Nations unies de 1948, qui marque un tournant, pour instaurer un principe universel d’égalité humaine. Nous avons lancé une « Déclaration sur les principes d'égalité », qui s'appuie sur son précurseur historique pour établir, pour la première fois, des principes juridiques généraux définissant l’égalité comme droit fondamental.