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La promesse d’une défense antimissile Euro-Atlantique.

BRUXELLES – La semaine prochaine à Prague, le président Russe Dmitry Medvedev et le président Américain Barack Obama signeront un nouvel accord stratégique de réduction des armements (START). Cet accord est un événement historique, et une source d’inspiration pour de futures avancées dans le contrôle global des armes. Mais dans le même temps, nous devons aussi dès maintenant nous préparer à nous défendre contre une autre tendance bien moins encourageante.

La prolifération d’armes de destruction massive et les moyens de les distribuer sont une menace à la fois pour les alliés de l’OTAN et pour la Russie. Il semblerait que trente pays ou plus possèdent ou sont en train de développer des missiles. Quoiqu’il en soit, ces missiles pourraient représenter une menace pour les territoires européens.

L’Iran est un cas exemplaire. Ce pays a signé le Traité de Non-Prolifération Nucléaire et développe un programme nucléaire dont il prétend qu’il est uniquement à visée civile. Mais l’Iran est allé bien au-delà de ce qui est nécessaire pour un simple programme civil. Elle a dissimulé plusieurs sites nucléaires à l’Agence de l’Énergie Atomique, a joué à cache-cache avec la communauté internationale et a rejeté toutes les offres de coopération avec les États-Unis, l’Union Européenne, et les autres. Plus récemment, le gouvernement iranien a annoncé son intention d’enrichir son uranium à des niveaux qui semblent incompatibles avec une utilisation civile et qui défient plusieurs résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

L’Iran possède aussi un important programme de missiles. Les responsables Iraniens ont déclaré que la portée de leurs missiles Shahab-3 modifiés est de 2000 kilomètres, mettant à leur portée des pays alliés comme la Turquie, la Grèce, la Roumanie et la Bulgarie.