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La doctrine Obama et l’Afrique

MADRID – Le discours du Caire du Président Barack Obama, par ailleurs très discuté, ne sonne pas seulement le glas de l’idéologie Bush et de sa volonté de redessiner le monde musulman par une révolution démocratique ; il marque la fin de la quête du libéralisme américain pour façonner le monde à son image.

L’administration Obama lui préfère un réalisme politique relativiste plus respectueux des différences culturelles et religieuses. Sa secrétaire d’état Hillary Clinton a souligné cette nouvelle tendance dès sa première visite en Chine, exprimant clairement que l’ordre et la stabilité priment sur les libertés et les droits de l’homme.

Mais qu’en est-il de l’Afrique, le continent visiblement oublié dans l’agenda débordé d’Obama ? La résilience de la culture politique locale et les impératifs stratégiques convergent pour déterminer les limites de la capacité des Occidentaux à imposer leurs valeurs.

La veille du discours du Caire d’Obama, une délégation du conseil de sécurité des Nations Unies s’est rendue dans quatre pays africains pour exprimer des inquiétudes quant à la résurgence de changements inconstitutionnels sur le continent. L’Afrique donne une image plutôt déprimante d’elle même avec des pays où l’autocratie et la stagnation provoquent leur propre effondrement.