La bonté des étrangers

NEW HAVEN – J’avoue que c’est une façon peu banale de voir le monde, mais à la lecture des journaux, je suis perpétuellement surpris par l’étendue de la bonté humaine. La toute dernière bonne nouvelle provient du Center on Wealth and Philanthropy (Centre de la richesse et de la philanthropie) du Boston College, qui a estimé que les Américains donneront environ 250 milliards de dollars en dons individuels en 2010, un montant en augmentation de quelques milliards par rapport à l’année dernière.

Les gens donnent leur sang, font des missions humanitaires en Haïti et au Soudan, par exemple, et risquent leur vie pour combattre l’injustice à l’étranger. Les New Yorkais se sont habitués à lire des articles sur ces héros du métro – de braves âmes qui sautent sur les rails pour sauver des voyageurs ayant chuté, puis disparaissent, car mal à l’aise avec l’attention et les honneurs qui leur sont adressés.

En tant que psychologue, je suis fasciné par l’origine et les conséquences d’une telle gentillesse. Une partie de notre conscience morale et de nos motivations morales sont le produit de l’évolution biologique. Cela explique pourquoi nous sommes bons envers notre chair et notre sang – ceux avec lesquels nous partageons nos gênes. Cela peut aussi expliquer notre attachement moral envers ceux que nous considérons comme appartenant aux premiers cercles de notre tribu.

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