L’Union européenne joue l’apaisement face à la Russie

L’Ukraine est une fois de plus dans l’œil d’un cyclone politique. Confronté à la possibilité d’un coup d’État constitutionnel qui l’aurait privé de tout pouvoir, le président Viktor Iouchtchenko a dissous le Parlement ukrainien et appelé à des législatives anticipées. Son adversaire politique, le Premier ministre Viktor Ianoukovitch, en contestant violemment cette dissolution, a provoqué une crise constitutionnelle dont l’issue décidera de l’orientation future de l’Ukraine.

L’Ukraine poursuivra-t-elle son ouverture vers l’Ouest, comme le souhaitent Iouchtchenko et son alliée de la Révolution orange Ioulia Timochenko, ou retournera-t-elle dans le giron stratégique de la Russie, comme le souhaitent Ianoukovitch et la coalition gouvernementale ?

Il y a deux ans et demi à peine, la Russie avait tenté d’imposer Ianoukovitch à la présidence au moyen de fraudes électorales généralisées, provoquant ainsi la « Révolution orange ». Après des mois de mobilisation, Iouchtchenko a été investi à juste titre à la présidence ukrainienne. Mais la Révolution s’est essoufflée, les anciens alliés sont à couteaux tirés, et une nouvelle occasion de reprendre le pouvoir se présente pour Ianoukovitch et ses partisans.

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