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L'option Blair en Palestine

La libération du journaliste de la BBC qui avait été kidnappé est considérée par certains observateurs partie comme une tentative du Hamas (qui nie toute participation à l'enlèvement) de s'attirer les bonnes grâces de Tony Blair. La communauté internationale a nommé ce dernier envoyé spécial en Israël et en Palestine après qu'il ait quitté son poste de Premier ministre de Grande-Bretagne. Il a la rude tâche d'aider le président palestinien Mahmoud Abbas à construire les institutions d'un Etat viable après la prise du pouvoir par la force du Hamas à Gaza. Au vu de l'enjeu, cela mérite d'être tenté, malgré la probabilité d'un échec - à moins que ne se manifeste un vigoureux soutien, aujourd'hui inattendu.

Quatre éléments conditionnent le rôle de Blair :

- la paix n'est pas possible tant que le gouvernement palestinien n'est pas maître chez lui ;

- rien n'est possible tant que Gaza reste une sorte de charnier virtuel ;