0

Doit-on réaffirmer la discrimination positive?

L'égalité en droit de tous les citoyens est un principe fondamental de l'ordre libéral. De tels droits offrent la possibilité de participer à la vie politique, de créer des associations et de s'exprimer librement. Ils ouvrent ausis la porte à la participation économique et à la participation aux institutions sociales telles que l'éducation. La garantie constitutionnelle de ces droits représentent une réussite spectaculaire dans la longue bataille pour la citoyenneté qui a marqué les deux siècles qui viennent de s'écouler.

Pourtant, de telles garanties légales de ces droits sont souvent insuffisantes. Et même le droit de vote a peu de signification pour quelqu'un qui est totalement dépendant d'autres institutions et d'autres personnes. L'égalité devant la loi reste une pormesse vide de sens pour ceux qui ne peuvent se permettre de l'utiliser ou qui ne savent tout simplement pas comment l'utiliser.

Le droit civique à une éducation à la mesure des capacités intellectuelles de chacun doit être encouragé de bien des façons. Ainsi, un des grands thèmes de progrès social au siècle dernier restait de donner vie au concept abstrait de l'égalité des droits par la création d'un contenu social. Cela impliquait d'encourager activement ces actions par l'information et l'éducation politique, par exemple. En ce qui concerne le monde de l'éducation, cela impliquait souvent d'engager des ressources en matière d'aides financières à destinations des étudiants sous forme de prêts subventionnés ou de bourses d'études.

Pourtant, malgré ces réalisations, certains obstacles tenaces s'opposaient encore à la participation égale de tous. Des groupes importants de la population restaient sous-représentés dans les cercles sociaux des citoyens émérites. Ce fut le cas notamment des femmes et de certaines minorités culturelles, particulièrement dans les cas où ces minorités relevaient de caractéristiques d'attribution ne relevant pas d'un choix telles que la couleur de la peau.