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Un peu de réalisme pour l’Irak

La montagne de Washington a accouché de moins qu’une souris. Le général David Petreaus et le président George W. Bush ont discuté, mais la politique des États-Unis en Irak reste inchangée. Cette politique a fait tomber les États-Unis dans un piège, et la plus grande et la plus importante puissance du monde se retrouve avec uniquement de mauvaises solutions à sa portée.

Si les États-Unis suivaient leurs intérêts nationaux, ils se retireraient d’Irak le plus tôt possible, car la guerre ne peut plus être gagnée. Elle affaiblit la puissance dominante de l’Occident et renforce ses ennemis. Mais les États-Unis ne peuvent se retirer sans plonger toute la région dans le chaos.

Les États-Unis voulaient mettre en place un Irak démocratique. À la place, après un retrait américain, le pays pourrait se disloquer, ce qui pourrait déboucher sur une balkanisation du Moyen-orient, avec des conséquences extrêmement dangereuses pour la région entière.

Avec la guerre en Irak, les États-Unis voulaient aussi initier une transformation démocratique de tout le Moyen-orient. Au lieu de ça, ils ont aidé l’Iran à gagner un ascendant régional qu’il n’aurait jamais pu conquérir tout seul. Au lieu d’une transformation démocratique, si les États-Unis devaient se retirer maintenant, le Moyen-orient se retrouverait avec une guerre de tous contre tous avec pour enjeu l’hégémonie régionale.