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Pour la relance des relations Russie-OTAN


MOSCOU – La crise de Géorgie en août dernier a servi de test au système de sécurité européen. Or il a échoué, car il n'est pas parvenu à remplir sa mission essentielle : assurer la sécurité commune sur l'ensemble du continent. Aussi l'Europe doit-elle analyser ce qui s'est passé et en tenir compte pour modifier ses dispositions quant à la sécurité.

Même avant la crise de Géorgie, la Russie avait conscience de la nécessité de réexaminer les mécanismes de sécurité de l'Europe, notamment ses institutions internationales et régionales et leurs fonctions. Nous avons proposé un système de traités juridiquement contraignants de garanties mutuelles de manière à assurer un même niveau de sécurité partout en Europe.

Estimant l'initiative russe est fondée, l’Union européenne a fait preuve d'intérêt quant à sa mise en route. Certains dirigeants au sein de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) souhaitent y participer. Mais l'OTAN est restée en retrait. Je devais présenter les propositions russes sur le nouveau concept de sécurité au Conseil OTAN-Russie (NRC) en septembre dernier, mais du fait de la crise géorgienne, l'Alliance a refusé de maintenir la réunion prévue.

Le Conseil OTAN-Russie a été créé en 2002 pour favoriser le dialogue, la coopération et la prise de décisions en commun sur des questions d'intérêt mutuel, en particulier la non-prolifération nucléaire et le contrôle de l'armement, la lutte contre le terrorisme, l'organisation de la sécurité civile et la coopération militaire. Il devait également servir de forum pour des consultations rapides en cas de crise et d'instrument de prévention grâce à une "identification précoce des problèmes émergeants".