aahmed1_GORDWIN ODHIAMBOAFP via Getty Images_africacoronaviruswaterkenya Gordwin Odhiambo/AFP via Getty Images

Un plaidoyer pour l’Afrique

ADDIS-ABEBA – Le monde ne sera pas libéré de la pandémie de COVID-19 tant que tous les pays ne seront pas débarrassés du coronavirus qui l’engendre. Cette simple réalité souligne la nécessité urgente associée à la Conférence mondiale des donateurs pour la santé, organisée le 4 mai. Ce n’est qu’en agissant immédiatement, en soutien de la capacité des pays en voie de développement à lutter contre la maladie, que le monde pourra éviter une deuxième vague de virus cet automne.

Les dirigeants de l’Union africaine saluent les propositions actuelles d’approvisionnement en kits de tests, respirateurs et équipements de protection personnelle (EPP) de la part des pays développés. Pour autant, si nous entendons faire reculer le COVID-19, les pays les plus riches de la planète doivent entendre et répondre au plaidoyer des pays en voie de développement, qui en appellent à une stratégie globale permettant de surmonter la double crise, sanitaire et économique, à laquelle nous sommes confrontés.

À ce jour, la déconnexion est immense entre le discours des dirigeants des pays riches – qui parlent d’une crise existentielle, d’une crise mondiale qui n’arrive qu’une fois au cours d’un siècle – et le soutien qu’ils semblent envisager pour les pays pauvres et en voie de développement. En effet, jusqu’à la semaine dernière, les pays africains dépensaient davantage pour le remboursement de leur dette que pour la santé.

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