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Processus de paix ou paix réelle?

RAMALLAH – Des pourparlers directs entre les dirigeants palestiniens et israéliens sont la manière la plus évidente de parvenir à la paix dans le conflit au Moyen-Orient. Mais l’histoire a montré à maintes reprises qu’un processus de paix à forte visibilité seul ne constitue pas une recette de succès.

La Ligue Arabe doit se réunir à la fin de ce mois pour conseiller les dirigeants palestiniens sur le fait d’engager ou non des pourparlers directs avec Israël. Les dirigeants palestiniens disent qu’il n’y a pas d’utilité à engager de pourparlers directs qui ne seraient ni plus ni moins que l’occasion d’une séance de photo destinée à donner l’impression d’un processus de paix tout en évitant tout engagement substantiel.

Pour les Palestiniens, la première étape pour de réels pourparlers de paix doit comprendre une forme d’accord autour des questions fondamentales des frontières et de la sécurité. Les Palestiniens ont présenté à leurs homologues Israéliens (par l’entremise des Américains) une offre écrite comprenant l’abandon des territoires occupés par Israël en 1967 et habités depuis par des colons israéliens. Ces territoires seraient échangés contre des terres de taille d’importance égales. Israël n’a pas encore fourni de document écrit indiquant sa position sur le territoire qui deviendra un état palestinien jouxtant celui d’Israël.

Israël insiste sur le fait qu’aucun progrès réel n’adviendra à moins que les deux parties ne s’assoient face à face à la table des négociations. Dans un tel cas, la coalition de droite de Netanyahu pourrait être convaincue d’accepter la maintien du gel partiel des implantations, mais uniquement si l’opinion publique israélienne voit le président Mahmoud Abbas et Netanyahu engagés publiquement dans des négociations. Mais l’histoire de telles négociations nous livre une version bien différente.