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Notre été des extrêmes

BERLIN – Cet été est l’un des plus extrêmes en terme de climat en Russie, au Pakistan, en Chine, en Europe, en Arctique – un peu partout, en fait. Mais tout cela est-t-il en lien avec le réchauffement climatique et les émissions humaines sont-elles à blâmer ?

Bien qu’il ne puisse être scientifiquement confirmé (ni infirmé, d’ailleurs) que le réchauffement climatique soit la cause de quelque événement extrême particulier, nous pouvons dire qu’il contribue très vraisemblablement à toutes sortes d’effets météorologiques à la fois plus fréquents et plus sévères.

Le centre de la Russie subit depuis des semaines la plus grosse canicule de son histoire, à l’origine probablement de milliers de morts. En conséquence de la sécheresse et de la canicule, plus de 500 feux de forêt incontrôlables se sont déclarés, baignant Moscou dans un nuage de fumée étouffante et menaçant plusieurs installations nucléaires. Le gouvernement russe a interdit l’exportation de blé, entrainant ainsi l’explosion des prix des céréales dans le monde.

Simultanément, le Pakistan se débat avec des inondations sans précédent qui ont déjà couté la vie à des milliers de personnes et sinistré des millions d’autres. En Chine, des crues subites ont aussi provoqué la mort de plus d’un millier de personnes et détruit plus d’un million d’habitations. A une moindre échelle, des pays européens comme l’Allemagne, la Pologne et la République Tchèque sont accablés par de sérieuses inondations.