Obama et le syndrome du Vietnam

NEW HAVEN – La guerre en Afghanistan ne peut se résoudre par le militaire, seulement par la politique. Je manque de mourir d'ennui en écrivant cette phrase. A l’heure où le président des Etats-Unis réfléchit la guerre, qui souhaiterait faire une remarque, déjà relevée des milliers de fois ? Qui sur cette planète n’a pas encore compris qu’une guérilla ne peut être gagnée sans avoir remporté la sympathie et l’adhésion de la population ? Les Américains le savent bien depuis leur défaite au Vietnam.

Les habitants des Etats-Unis ont pour habitude de penser avoir tiré des enseignements – désormais devenus principes de précaution – de leur terrible expérience au Vietnam. Or, des textes historiques publiés récemment révèlent des faits bien plus étranges. En fait, la plupart de ces enseignements étaient connus – mais pas reconnus publiquement – avant que la guerre ne s’intensifie au Vietnam.

C’est là toute la différence. Si le massacre du Vietnam a été amorcé, en toute connaissance de ces « enseignements », pourquoi seraient-ils plus efficaces cette fois-ci ? Il semblerait que d’autres leçons soient nécessaires.

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