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La Complaisance n’a plus sa place

LONDRES – Après des années de croissance rapide, la crise financière mondiale a tout particulièrement touché les pays d’Europe orientale. L’assistance internationale a dû se compter en milliards de dollars pour certains. Même les pays les mieux préparés ont douloureusement ressenti les effets de la crise : les marchés à l’exportation se sont écroulés, le prix des matières premières a chuté et le marché du crédit s’est atrophié.

Le rendement économique de plusieurs pays a chuté de manière spectaculaire, bien plus qu'en Europe occidentale. Ce déclin semble avoir cessé, et les tout derniers chiffres tendent à montrer qu'ils seraient au bout du tunnel.

Or, il est prématuré d'annoncer la fin de la crise, car la plupart de ses répercussions et conséquences ne se sont pas encore faites sentir. Nous devons compter avec un nombre de banqueroutes fortement en hausse – sans oublier les marchés de crédit défectueux et un taux de chômage élevé. Ce qui, par la suite, alourdira les budgets nationaux et les systèmes bancaires, tout en mettant les responsables politiques de la région au défi. Bon nombre de ces pays ont déjà dû recourir à de sévères restrictions budgétaires, se répercutant à leur tour sur le niveau de vie.

A cet imbroglio, devons-nous ajouter des problèmes structurels. Des problèmes qui n'ont pas encore été traités depuis le début de la crise et qui se résument, pour l’Europe orientale, à quatre domaines principaux : (1) une surdépendance des ressources naturelles ; (2) des déséquilibres à l’exportation, en terme d'éventail de produits et de marchés étrangers ; (3) de petits marchés de capitaux inappropriés ; et (4) une production et utilisation inefficace de l’énergie.