0

Pas de « Printemps des actionnaires »

CHICAGO - La crise économique mondiale qui continue fait non seulement perdre les élections aux gouvernements sortants, mais elle ébranle également les conseils d'administration. Quand les cours et les bénéfices des actions ont semblé défier la pesanteur, les réunions d'actionnaires ont ressemblé à des conventions politiques américaines : une exposition pour favoriser une image de marque, plutôt qu'un forum de discussion sur les questions controversées. Cette année le regroupement des assemblées générales ordinaires a été différent. Frustrés par de faibles rendements, les investisseurs se montrent beaucoup plus téméraires.

Au Crédit Suisse et chez Barclays, par exemple, plus d'un quart des actionnaires a rejeté le régime de solde et d'indemnité proposé par la direction. Chez Citigroup, une majorité d'actionnaires a rejeté le traitement des directeurs de Citigroup - la première compagnie du S&P 500 où cela s'est produit.

Les actionnaires activistes peuvent également se vanter d'autres victoires (au moins partielles) chez Yahoo! où un actionnaire activiste a forcé le PDG nouvellement désigné à démissionner pour avoir falsifié ses diplômes.

Mais la description hyperbolique par plusieurs commentateurs d'un « Printemps des actionnaires », en référence aux dictateurs arabes évincés, ne convient pas pour plusieurs raisons. La première étant en particulier que le Printemps arabe a effectivement renversé des régimes. A présent, la révolte actuelle des actionnaires ne parvient à aucun résultat significatif.