Les dangereuses polémiques de l’OTAN

COPENHAGUE – Le sommet de l’OTAN à Bucarest s’est terminé sur deux signaux de danger. Le premier était que la Russie a rétabli une « sphère d’influence » sur l’Europe, où les pays ne sont plus libres de suivre leurs propres objectifs si Moscou ne les accepte pas. L’autre est qu’un État membre de l’OTAN a la liberté d’exercer un chantage sur ses partenaires afin qu’ils soutiennent ses objectifs mesquins.

Le premier signal a été reçu lorsque l’Ukraine et la Géorgie se sont refusés leur inscription au Plan d’action en vue de l’adhésion (MAP). Plusieurs poids lourds européens, menés par l’Allemagne et la France, leur ont nié cette étape vers un élargissement futur, malgré le ferme soutien des Etats-Unis en sa faveur.

Le second signal a été reçu lorsque la Grèce a opposé son veto à l’adhésion de la Macédoine, justifié par le conflit entre les deux pays lié au nom de la Macédoine (la Grèce insiste sur le fait qu’elle doit s’appeler Ancienne république yougoslave de Macédoine – ARYM – l’un des acronymes les plus disgracieux du vocabulaire des politiques internationales actuelles).

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