L'Afrique en quête de droit

LONDRES – Ma carrière d’entrepreneur sur le continent africain m’a converti en militant de la bonne gouvernance, de la transparence de l’Etat et de la souveraineté du droit. Pour autant, la bonne gouvernance ne se résume pas à un leadership de qualité (même si il s’agit là d’une composante essentielle). Elle exige que chacun d’entre nous soit à même d’exercer sa responsabilité de citoyen et de  faire valoir ses droits.

En Afrique, nous bénéficions de certains instruments juridiques tout à fait remarquables, mais tout l’enjeu est d’assurer leur mise en œuvre impartiale. La redevabilité démocratique implique que les citoyens soient en mesure d’invoquer la loi comme de la respecter.

Nous avons sur le continent des lois qui prohibent la spoliation des terres et la prévarication d’agents publics, et qui stipulent que  les fonds publics doivent être affectés au bien public et non détournés à des fins privées. Les pays actuellement bien classés dans l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique sont, entre autres, le Botswana, le Ghana et l’Afrique du Sud, pays où les citoyens peuvent invoquer la loi pour protéger leurs droits et leur propriété et pour régler tout conflit. Dans les pays en queue du classement, tels que la Somalie, la République démocratique du Congo et la République centrafricaine, la protection des droits reste une fiction.

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