Le FMI va-t-il perdre l’Ukraine ?

BOSTON – Un décideur politique qui cherche à se faire réélire dans une économie stagnante doit stimuler la croissance. C'est l’un des principes les plus fondamentaux de la politique moderne. Et pourtant, l'Occident, qui veut aider ses alliés dans le gouvernement intérimaire de l'Ukraine à gagner les élections générales du 25 mai, semble l'avoir oublié.

Au contraire, des plans sont en cours pour imposer à l'Ukraine le plus gros ensemble de mesures d'austérité que l’Europe de l'est n'ait jamais vu. Ce n'est pas une façon de gagner des voix. Après le chaos imposé par les Russes, le Fonds monétaire international prévoit d'infliger son propre chaos à l'Ukraine. Il est temps de rappeler au FMI que c’est la stabilité politique, et non pas un paquet controversé de réformes d'urgence, qui doit être la priorité absolue.

Le FMI a longtemps cherché à imposer une série de « réformes » économiques à l’Ukraine. Certains sont raisonnables ; d'autres ne le sont pas – et les antécédents du FMI en Ukraine ne sont pas fameux. Certaines des réformes que le FMI a précédemment essayé de faire adopter par l’Ukraine, comme la privatisation des retraites, ont été essayées dans d'autres pays et abandonnées par la suite. Le FMI n'a pas toujours raison. Aujourd'hui, ses principales erreurs d’analyse en Ukraine concernent les subventions à la consommation et les paiements de transferts.

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