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Intégration du Moyen-Orient


Les tentatives actuelles de reprise du « plan d'action » visant à parvenir à une résolution finale du conflit israélo-palestinien et à la création d'un Etat palestinien ne sont qu'à un stade préliminaire. La récente conférence internationale qui s’est tenue à Londres et qui visait à soutenir la promulgation de réformes dans l’Autorité palestinienne et à renforcer le soutien à la reprise des négociations avec Israël, constitue l'un de ces efforts préliminaires.

Je suggère toutefois que le conflit n’a pas besoin de médiation : ce dont ont besoin les Palestiniens maintenant, ce sont des partenaires. Tout au long de leur conflit avec Israël, leur partenaire naturel et historique a toujours été la Jordanie.

Ce partenariat n'a jamais été rompu. Les articles 3 et 8 du traité de paix de la Jordanie avec Israël évoquent explicitement le problème des réfugiés comme étant l'un des principaux problèmes encore non résolus, et citent également le statut non résolu des arrangements transfrontaliers et de Jérusalem. La Jordanie ne se tient pas en dehors du processus de paix, elle en est bien au contraire un acteur essentiel.


Le plan d'action original ébauché lors de la Conférence de Madrid en 1994 préconisait deux étapes : la résolution finale des conflits entre les Palestiniens et Israël, et la résolution permanente des conflits régionaux. La participation de la Jordanie à ces deux étapes revêt une importance cruciale.