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Le paradoxe mexicain

CAMBRIDGE – Rares sont les économies qui présentent un paradoxe aussi manifeste que l’économie mexicaine. Sorti d’une série de crises macroéconomiques au milieu des années 1990, le Mexique a entrepris des réformes audacieuses qui auraient dû le propulser sur une trajectoire de croissance économique rapide. Le Mexique a en effet choisi la prudence macroéconomique, libéralisé ses politiques économiques, ratifié l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), investi dans l’éducation, et mis en œuvre d’innovantes politiques de lutte contre la pauvreté.

À des nombreux égards, ces réformes ont rapidement produit des résultats. Une stabilité macroéconomique a été atteinte, l’investissement intérieur a fait un bond de deux points de pourcentage du PIB, tandis que le niveau d’instruction scolaire a augmenté de près de trois ans. C’est sur le plan extérieur que les résultats positifs sont les plus visibles. Les exportations sont en effet passées de 5 à 30 % du PIB, tandis qu’a été multipliée par trois la part des flux entrants d’investissements directs étrangers dans le PIB.

En revanche, sur le plan des indicateurs qui comptent le plus – productivité globale et croissance économique – la déception est significative. Depuis 1996, la croissance économique par habitant évolue autour d’une moyenne inférieure à 1,5 %, tandis que la productivité globale des facteurs a stagné voire décliné.

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    Richard N. Haass

    Forty years after the revolution that ousted the Shah, Iran’s unique political-religious system and government appears strong enough to withstand US pressure and to ride out the country's current economic difficulties. So how should the US minimize the risks to the region posed by the regime?

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