Koen van Weel/AFP/Getty Images

La promesse des fusions bancaires

BARCELONE – Le secteur bancaire traverse des temps bien difficiles. Persistance de faibles taux d’intérêt, accroissement des coûts liés à la conformité réglementaire, et montée en puissance de nouveaux concurrents capables des tirer parti des technologies financières (les fameuses « fintech ») se conjuguent jusqu’à engendrer, notamment en Europe, une surcapacité ainsi qu’une faible rentabilité – et par conséquent incitent vivement aux fusions.

Sur un marché difficile, les fusions apparaissent logiques dans la mesure où elles permettent aux banques de réduire les coûts, de partager des plateformes informatiques, ainsi que de gagner en puissance sur le marché, ce qui permet d’atténuer la pression sur les marges, et de rebâtir un capital. Les banques ont conscience de cette logique, comme en témoigne la récente fusion entre la Deutsche Bank et la Commerzbank, qui souffraient toutes deux d’une baisse considérable de leur capitalisation boursière.

Il se pourrait donc qu’une déferlante de fusions pointe à l’horizon. La question est par conséquent de savoir si cette démarche pourra réellement solutionner les problèmes des banques, et véritablement bénéficier à la société.

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