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Une mondialisation pour tous

Il ne nous reste plus qu'une année pour définir une nouvelle approche de la mondialisation. En septembre 2005, les dirigeants mondiaux se retrouveront à l'Onu pour examiner les progrès accomplis depuis l'Assemblée du millénaire : en septembre 2000, ils s'étaient engagés en faveur d'un ensemble ambitieux d'Objectifs de développement, pour aider les plus démunis à se libérer de la pauvreté, de la faim, des maladies et de l'analphabétisme.

Fixer les objectifs était l'étape la plus simple ; à l'automne prochain, il faudra décider de leur mise en œuvre. Heureusement, une proposition du ministre des Finances britannique Gordon Brown pourrait permettre de faire un pas décisif.

La mondialisation offre la possibilité de sortir du dénuement, mais elle ne fonctionne pas dans une grande partie des pays en développement. Si la Chine et l'Inde enregistrent une croissance rapide, la plupart de l'Afrique stagne, et dans beaucoup de régions d'Amérique latine et d'Asie centrale, la pauvreté est même en augmentation.

Bien souvent, la géographie joue un rôle déterminant. Les meilleurs exemples de réussite en matière de développement sont des endroits comme Shanghai, des ports tournés vers les marchés mondiaux. Les échecs les plus flagrants concernent des zones rurales éloignées de la côte. Les communautés des régions montagneuses - dans les Andes, en Asie centrale ou encore sur les hauts plateaux d'Afrique de l'Est - sont particulièrement isolées.