Jean-Paul, un pape modernisateur

Le décès du pape Jean-Paul II n’a surpris personne. L’énorme influence de ce pape sur le monde moderne sera jugée et commentée par tous ceux qui pensent qu’il était porteur d’un message. Avant d’exposer certains aspects les moins connus de son enseignement, il faut signaler qu’un des commentaires les plus fréquents maintenant se fonde sur la stupidité ou le manque de compréhension de l’essence même de l’Église catholique : accuser le pape d’avoir été et d’être « conservateur » est absurde.

Jean-Paul II adoptait sans aucun doute une position conservatrice quand il commentait le dogme de l’Église catholique, mais l’Église institutionnelle est fondée sur les 10 commandements et des dogmes qui ne peuvent être modifiés. On ne peut taxer de conservatisme le respect et la fidélité envers le fondement de l’enseignement de l’Église.

En fait, on accusait Jean-Paul II d’être « conservateur » parce qu’il s’opposait à l’avortement et à d’autres idées progressistes. Mais si l’on veut un pape en faveur de l’avortement, alors on veut une Église différente. Certaines choses, certaines valeurs qui constituent à la fois l’appartenance et la foi dans l’Église catholique ne sont ni conservatrices ni libérales ou progressistes : elles sont fondamentales, inévitables et immuables.

To continue reading, please log in or enter your email address.

To access our archive, please log in or register now and read two articles from our archive every month for free. For unlimited access to our archive, as well as to the unrivaled analysis of PS On Point, subscribe now.

required

By proceeding, you agree to our Terms of Service and Privacy Policy, which describes the personal data we collect and how we use it.

Log in

http://prosyn.org/DpjFheo/fr;

Cookies and Privacy

We use cookies to improve your experience on our website. To find out more, read our updated cookie policy and privacy policy.