Ian Wood/Flickr

Mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?

BERKELEY – Le meilleur compte rendu du livre de Thomas Piketty Le Capital au XXIème siècle que j'ai lu jusqu'ici est celui qu'a publié mon ami et fréquent co-auteur Lawrence Summers dans le Democracy Journal de Michael Tomasky. Maintenant, il ne vous reste plus qu'à le lire.

Vous êtes encore là ? Vous refusez, dites-vous, de lire 5 000 mots ? Votre temps serait pourtant bien mis à profit, vous pouvez me croire. Mais puisque vous êtes encore là, je ne vais pas vous proposer une synthèse, encore moins des morceaux choisis, mais plutôt un bref développement d'un éclairage aussi succinct que mineur, une digression de philosophie morale à partir du compte rendu de Summers.

« Il y a beaucoup à dire sur les arrangements actuels de gouvernance d'entreprise, écrit Summers. Je pense, toutefois que l'opinion de Piketty, qui rejette l'idée selon laquelle la productivité n'a rien à voir avec rémunération, mériterait qu'on y réfléchisse. » Pourquoi ? « Les dirigeants qui gagnent le plus d'argent ne sont pas des gestionnaires d'entreprises publiques » et « leurs conseils d'administration ne regroupent pas leurs meilleurs amis », dit Summers. Au contraire, ils sont « choisis par des sociétés de capital-investissement pour gérer les entreprises qu'ils contrôlent. Ce n'est en aucune façon une justification éthique à la rémunération excessive, mais plutôt une occasion de soulever une question sur les forces économiques qui les génèrent. »

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