La chute de Netanyahou ?

JÉRUSALEM – La dissolution du parlement israélien, la Knesset, à peine vingt-quatre heures après que le Premier ministre Benyamin Netanyahou ait mis à la porte deux importants ministres du cabinet, marque une volte-face surprenante. En effet, lorsque les Israéliens voteront à nouveau au mois de mars, plus de deux ans en avance sur le calendrier, Netanyahou pourrait bien perdre sa place de Premier ministre, avec d’importantes conséquences non seulement pour Israël, mais également pour l’ensemble du Moyen-Orient.

Jusqu’à l’été dernier, Netanyahou apparaissait politiquement imprenable. Malgré un certain nombre de querelles intestines, son gouvernement de coalition semblait voué à assurer l’intégralité de son mandat. En effet, moins de 10 % des Israéliens auraient alors préféré voir le leader de l’opposition Yitzhak Herzog, chef du Parti travailliste, occuper le poste de Premier ministre.

La situation a commencé à s’emballer lorsque deux ministres du cabinet ont soudainement démissionné, faisant valoir obligations familiales ou désaccords politiques. Sont ensuite survenus les affrontements de Gaza, qui n’ont abouti à aucune amélioration, et qui ont affecté la crédibilité d’un Netanyahou qui avait pourtant promis d’ « écraser le Hamas, » et cela d’autant plus qu’un certain nombre de ministres tels que Naftali Bennett, dirigeant du parti nationaliste-religieux baptisé le Foyer juif, ont ouvertement critiqué les politiques du premier ministre.

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