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L'Amérique guérit-elle assez vite ?

NEWPORT BEACH – Six facteurs endogènes suggèrent que l'économie des États-Unis guérit lentement. Selon certains observateurs, ces facteurs ont été estimés suffisants pour constituer la masse critique nécessaire pour propulser l'économie vers sa vitesse d'évasion.

Alors que j'espérais leur donner raison, le flux récent de faibles données économiques, dont la timide création de seulement 69 000 emplois nets en mai, a confirmé mes doutes. En tenant compte de ces faits et d'autres éléments d'un rapport décourageant sur l'emploi, qui déclenche tout à coup de fortes inquiétudes sur la santé et la longévité fondamentales à la relance de l'Amérique, il est important de comprendre les facteurs positifs et les raisons de leur insuffisance.

Tout d'abord, les grandes multinationales des États-Unis n'ont jamais été en meilleure forme. Leurs soldes de trésorerie sont extrêmement hauts, les remboursements des intérêts sur la dette sont bas et les principaux engagements sont arrivés à terme. Bon nombre d'entre eux se greffent avec succès sur une demande soutenue dans des économies naissantes, produisant un flux significatif de trésorerie disponible.

Le capital des entreprises n'est pas la seule source de pouvoir d'achat considérable à patienter en coulisses. Les ménages riches détiennent également des ressources importantes qui pourraient être déployées dans la consommation et l'investissement.