Tim Graham/Getty Images

Apple, Bruxelles, et la malheureuse souveraineté de l’Irlande

ATHÈNES – Profondément attachés à l’Europe, les Irlandais sont pourtant sérieusement malmenés par l’Union européenne.

Lorsque les électeurs irlandais ont rejeté le traité de Lisbonne en 2008, l’UE leur a imposé de voter à nouveau, jusqu’à ce qu’ils se prononcent en faveur de la « bonne » décision. Un an plus tard, au moment où l’implosion des banques irlandaises privées menaçait de provoquer de sérieuses pertes pour les créanciers privés du pays (principalement allemands), Jean-Claude Trichet, alors président de la Banque centrale européenne, a immédiatement « informé » le gouvernement irlandais que le BCE fermerait les distributeurs de billets sur l’île d’émeraude à moins que les contribuables irlandais, non avertis, indemnisent les banques allemandes.

Contrainte d’acquiescer, l’Irlande a vu sa dette publique exploser, et ses citoyens s’expatrier à nouveau, ce qui a provoqué dans le pays un affaiblissement et une morosité qui demeurent d’actualité. L’UE refusant encore à ce jour de procéder à l’allégement significatif d’une dette injustement supportée par la jeune génération, les Irlandais restent convaincus, et à juste titre, que l’UE a bel et bien violé leur souveraineté au nom de banquiers étrangers.

We hope you're enjoying Project Syndicate.

To continue reading, subscribe now.

Subscribe

Get unlimited access to PS premium content, including in-depth commentaries, book reviews, exclusive interviews, On Point, the Big Picture, the PS Archive, and our annual year-ahead magazine.

http://prosyn.org/eOV3cHf/fr;

Cookies and Privacy

We use cookies to improve your experience on our website. To find out more, read our updated cookie policy and privacy policy.