Présidentielles en Iran : l’enlisement

WASHINGTON, DC – La décision de l’ancien président Mohammed Khatami de retirer sa candidature en dit long sur l’enlisement actuel de la politique en Iran. Pourtant, le plus gros point d’interrogation des dixièmes élections présidentielles iraniennes prévues en juin n'est pas tant son résultat, mais ce que ce dernier révèlera des intentions du Guide Suprême du pays : l’Ayatollah Ali Khamenei.

Il est malheureusement très probable que le résultat permettra de poursuivre la transformation du gouvernement civil de la république islamique en un état de garnison, dans lequel les autorités militaires jouent un rôle déterminant dans les affaires politiques et économiques.

S’il est impossible de prévoir le résultat, ce n’est pas parce que l’Iran est une démocratie. L’Ayatollah Khamenei, qui est aussi le commandant en chef des forces armées, dirige les organismes qui organiseront les élections�: le Conseil des gardiens et le ministère de l’Intérieur, qui supervisent le processus électoral, et la milice Basij et le Corps des gardes de la révolution islamique (IRGC), qui contrôlent officieusement les urnes et le comptage des voix.

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