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La politique de Bush ŕ l'épreuve de la réalité

Lors de la récente élection présidentielle américaine, les deux camps se sont lancés dans une bataille de faits, de chiffres, d’interprétations et de contre-interprétations devant un électorat impuissant. C’est une vieille ficelle, salir l’adversaire et laisser dire qu’il n’y a pas de fumée sans feu et embrouiller suffisamment les électeurs pour qu’ils choisissent le candidat sortant auquel ils ils ont fini par s'habituer.

La plupart des médias qui ne sont pas dirigés par la droite ont essayé de jouer le jeu en toute honnęteté en donnant le męme poids aux arguments des deux camps. Si l’un disait que le ciel était bleu et l’autre qu’il était orange, pour donner un semblant d’objectivité, les journalistes se débrouillaient pour trouver un universitaire, męme daltonien, pour affirmer que le ciel est orange. Mais est-ce seulement affaire d’opinion ? Tous les arguments ont-ils la męme valeur ?

Je ne peux répondre qu'en ce qui ma spécialité, l’économie. Maintenant que le cap des élections est franchi, il y a un enseignement ŕ tirer du débat qui a eu lieu en matičre d’économie, de politique économique et au sujet de ces prétendus experts dont les médias sont friands.

Le président Bush s’est appuyé sur le nombre apparemment important de créations d’emploi au cours des 13 derniers mois pour affirmer que le chômage est vaincu. Qu’en est-il en réalité ?