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ghosh16_Yawar NazirGetty Images_indiakashmirmuslimwoman Yawar Nazir/Getty Images

C’est l’âme de l’Inde qu’on viole

NEW DELHI – L’injustice, les discriminations et la violence n’ont rien d’exceptionnel en Inde. Mais elles sont aujourd’hui normalisées, permises, voire encouragées par l’État, qui défend une forme agressive du nationalisme hindou, favorisant une justice de plus en plus sommaire. La diversité de l’Inde et son héritage civilisationnel complexe sont aujourd’hui menacés et, avec eux, les fondations mêmes de la démocratie indienne.

Au mois d’août, le gouvernement du Premier ministre Narendra Modi a ôté à l’État du Jammu-et-Cachemire, seul territoire à majorité musulmane du pays, le statut particulier qui lui accordait une large autonomie, pour le diviser en deux « territoires de l’Union », sur lesquels le pouvoir central exerce désormais un contrôle plus direct.

Afin d’éviter des troubles, le gouvernement a déployé des milliers de soldats au Jammu-et-Cachemire avant d’annoncer le changement de statut. Puis il a assigné à résidence des dirigeants politiques locaux de premier plan, dont certains anciens alliés du Bharatiya Janata Party (BJP), le parti hindouiste actuellement au pouvoir, décrété le couvre-feu pour les résidents, restreint les déplacements vers l’État, vers l’extérieur et à l’intérieur, imposé, enfin, le silence aux médias et coupé les télécommunications.

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