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La bombe à retardement des inégalités de marché

NEW DELHI – Depuis que la réduction des inégalités est devenue un objectif officiel de la communauté internationale, les disparités de revenus n’ont cessé de s’accentuer. Cette tendance, généralement attribuée à une libéralisation du commerce ainsi qu’à des avancées technologiques qui ont affaibli le pouvoir de négociation des travailleurs vis-à-vis du capital, engendre une révolte politique dans de nombreux pays, les électeurs reprochant leur détresse économique aux « autres », plutôt qu’aux politiques nationales. Bien entendu, les sentiments de cette nature ne font qu’aggraver les tensions sociales, sans remédier aux causes profondes du creusement des inégalités.

Or, dans un récent article important, l’économiste de l’Université de Cambridge José Gabriel Palma affirme que la répartition du revenu national serait moins le résultat de forces planétaires impersonnelles que de choix politiques reflétant le pouvoir de contrôle et de lobbying des plus fortunés. Palma se penche en particulier sur le récent creusement des inégalités dans les pays de l’OCDE, dans les anciennes économies communistes d’Europe centrale et orientale, ainsi qu’en Chine et en Inde, l’économiste évoquant un processus de « rattrapage inversé ». Selon Palma, ces États ressemblent de plus en plus à de nombreuses économies d’Amérique latine aux fortes inégalités, dans lesquelles des élites rentières s’accaparent l’essentiel des fruits de la croissance.

Dans ses précédents travaux, Palma a démontré comment la part des revenus de la classe moyenne et moyenne supérieure dans le revenu total était restée remarquablement stable dans la plupart des pays au cours du temps, environ à hauteur de moitié. Les évolutions dans la répartition globale des revenus ont ainsi largement résulté de changements dans la part respective du top 10 % et de ceux qui composent à 40 % le bas de la pyramide (le ratio entre ces parts étant désormais baptisé « ratio de Palma »).

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  1. roach111_westend61_getty images_shipping trade Westend61/Getty Images

    A Global Economy Without a Cushion

    Stephen S. Roach

    From 1990 to 2008, annual growth in world trade was fully 82% faster than world GDP growth. Now, however, reflecting the unusually sharp post-crisis slowdown in global trade growth, this cushion has shrunk dramatically, to just 13% over the 2010-19 period, leaving the world economy more vulnerable to all-too-frequent shocks.

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