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Les limites de l’optimisme économique

WASHINGTON, DC – A l’entame des réunions annuelles de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, l'avenir économique du monde semble plus brillant qu’il n’a été depuis longtemps. Les institutions financières internationales, sans oublier de nombreux acteurs du secteur privé, prévoient une croissance nettement plus rapide cette année qu'en 2016. Leurs perspectives favorables sont-elles garanties ?

Jusque récemment, la plupart des indicateurs macro-économiques conduisaient régulièrement à des révisions à la baisse des prévisions de croissance. A présent, le contraire semble se produire. Le récent rapport phare du FMI a relevé sa projection concernant la croissance du PIB mondial pour 2017 de 3,4% à 3,5%, par rapport à un taux estimé pour 2016 de 3,1%.

De même, l'Index TIGER Brookings - FT, basé sur de multiples indicateurs,  indique une récupération « large et stable ». Selon ces projections – qui se basent sur des modèles, de nouvelles données et le jugement de l'institution ou du prévisionniste qui en est l’auteur – ce sont les États-Unis, le Royaume-Uni et le Japon qui contribuent le plus à la légère hausse de la croissance. L'Inde est aussi en particulièrement bonne forme.

Décrypter les divers composants de ces projections – depuis les nouvelles informations jusqu’aux hypothèses des prévisionnistes – serait une tâche énorme. Mais, quelles que soient les raisons qui poussent les prévisionnistes à l’optimisme, il y a aussi de bonnes raisons d’être prudent, en particulier à moyen et long terme.