ghosh12_AGUSTINmARCARIANAFPGettyImages_lagardeargentinafinancepanel Agustin Marcarian/AFP/Getty Images

Les dernières victimes du FMI

NEW DELHI – Le processus de sélection du prochain directeur général du Fonds monétaire international doit changer. En particulier, la tradition de choisir un Européen pour ce poste – basée sur un « gentlemen agreement » injuste et anachronique conclu avec les Etats-Unis lorsque l'institution a été créée il y a 75 ans – doit être abandonnée. Mais, plus important encore, l’approche suivie de longue date par le FMI pour accorder ses prêts devrait être transformée.

Le Fonds a une longue histoire d'erreurs politiques. Et pourtant, comme l’a démontré le mandat de Christine Lagarde qui vient de s'achever, peu de leçons ont été tirées. Prenons le cas de l'Argentine. À la mi-2018, le FMI a accepté d’accorder au pays un prêt de trois ans d’une valeur de près de 57 milliards de dollars, déboursés en grande partie en début de période – le plus important dans l'histoire de l'institution – suite à une série de décisions téméraires du président Mauricio Macri.

Une de ces décision, prise peu de temps après sa prise de fonction en 2015, avait pour but de trouver un accord avec les créanciers récalcitrants qui se battaient encore devant les tribunaux américains pour être remboursés intégralement suite au défaut sur la dette de 2002 et la restructuration qui s’en est suivie en Argentine. Une autre décision de Macri a ensuite été d’emprunter de manière frénétique, ce qui a provoqué une augmentation de la dette publique – principalement libellée en dollars – de plus d'un tiers, pour atteindre 321 milliards de dollars en 2017.

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