Des maisons de papier

Au cours des six derniers mois, l'énorme déficit commercial américain a perdu toute l'attention et les anxiétés dont il était l'objet au profit des marchés immobiliers en plein essor et de la bulle immobilière. Au moins deux des raisons de la hausse des prix des logements aux États-Unis sont bien comprises. Il reste assez incertain, cependant, qu'un marché de toute évidence en surchauffe puisse être refroidi sans entraîner les États-Unis, et ses principaux partenaires commerciaux dans le monde, dans le tourbillon d'une chute libre économique.

La flambée du marché immobilier américain est due, tout d'abord, à des taux d'intérêt bas, ce qui signifie que l'on peut emprunter de grosses sommes d'argent contre des remboursements mensuels modestes. Des taux d'intérêt bas soutiennent la capacité de remboursement, et stimulent ainsi la demande. Or, avec une demande élevée et une offre de logement fixe, en tout cas dans le court terme, les prix s'élèvent.

Ensuite, la période de 70 ans qui a débuté avec la diffusion à grande échelle de l'automobile, pendant laquelle chacun pouvait se rendre à peu près partout dans un espace métropolitain type en une demi-heure ou moins, est révolue. Avant que la propriété automobile ne devienne monnaie courante, le prix d'un terrain dépendait de sa situation géographique, et la proximité avec le centre-ville ou la gare ferroviaire locale était un plus.

We hope you're enjoying Project Syndicate.

To continue reading, subscribe now.

Subscribe

Get unlimited access to PS premium content, including in-depth commentaries, book reviews, exclusive interviews, On Point, the Big Picture, the PS Archive, and our annual year-ahead magazine.

http://prosyn.org/Ee0sY90/fr;

Cookies and Privacy

We use cookies to improve your experience on our website. To find out more, read our updated cookie policy and privacy policy.