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Ma résidence secondaire : un avant-goût du paradis !

Lorsque je participe à une conférence sur l’économie et les finances à travers le monde, je m’aperçois qu’il est très facile d’entamer la conversation avec les épouses des hommes d’affaires quinquagénaires en parlant de leur résidence de vacances. Je me retrouve alors distrait par les récits de magnifiques couchers de soleil aperçus depuis la véranda, par les vues sur les étendues de fleurs sauvages multicolores qui parsèment les flancs de montagnes et par les joyeuses réunions de famille organisées dans de sublimes coins calmes et retirés (ainsi que par des problèmes de plomberie).

Autrefois, il ne me serait pas venu à l’idée de parler de résidences de vacances. Ce n’était pas un sujet d’intérêt pour beaucoup de monde. L’achat de résidences secondaires pour le plaisir était limité aux riches et n’était pas un sujet de conversation privilégié pour les hommes d’affaires types que je rencontrais lors de ces conférences.

Or, de nos jours, le monde connaît un boom des résidences secondaires. De plus en plus de gens achètent des résidences de vacances dans des lieux merveilleux et excitants, situés à à peine quelques heures de vol de leurs résidences principales et de leurs lieux de travail. Elles constituent des lieux de repos où ils ne passeront qu’une partie de l’année. Récemment, pour répondre à cette demande, de nouvelles demeures ont été construites sur des chaînes de montagne et des falaises océaniques jusqu’ici préservées.

Une étude réalisée par la National Association of Realtors (NAR) (Association nationale des agents immobiliers) indique que 13 % de toutes les habitations achetées aux États-Unis en 2004 étaient des résidences de vacances. Ce nombre n’inclut pas les acheteurs qui considèrent les habitations comme des biens d’investissement à visée essentiellement locative. Selon la NAR, ces investissements comptent pour 23 % supplémentaires des achats immobiliers, le pourcentage des achats de résidences secondaires s’élevant ainsi à 36 % des achats totaux.