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Herbert Hoover et le Pacte de stabilité

À la mi-juillet, les bons et grands ministres des finances des pays membres de l'Union Monétaire Européenne (UME) se sont réunis pour examiner la situation économique de la zone euro. Ils ont ruminé les prévisions économiques les plus récentes, qui projettent une croissance annuelle du PIB dans la zone euro cette année au niveau tristement anémique de 0,7%. Puis, à l'exception d'un seul ministre, ils ont tous décidé que leur économie devait souffrir encore un peu de cette infamie ou pire encore.

Ils ont réaffirmé leur engagement envers le Pacte de stabilité et de croissance, qui exige des pays de la zone euro des augmentations d'impôts et des baisses de dépenses publiques, accentuant la pression sur leur économie. Ce Pacte est déjà en train de pousser l'Allemagne à la récession, le gouvernement italien se débat pour réviser ses prévisions de croissance suffisamment vite pour ne pas se faire dépasser par un indice de production défaillant. Pourtant, cela ne semble pas suffisant pour forcer les officiels à revoir leurs priorités.

Certains ministres des finances européens considèrent encore le Pacte de stabilité comme la « pierre angulaire » de l'UME. D'autres parlent de l'importance d'obéir à la « règle du jeu ». D'autres encore estiment que la reprise doit se faire « dans l'esprit du Pacte », même s'il reste essentiel de rétablir la croissance économique.

Vu de l'autre côté de l'Atlantique, toutes ces raisons semblent extrêmement étranges.