Il ne faut pas intervenir sur le taux de change de l'euro

En janvier 1999, lors du passage à l'euro, le cours de la monnaie européenne était de 1,17 dollar, ce qui semblait refléter le niveau des prix de part et d'autre de l'Atlantique. Depuis, son taux de change a connu un mouvement de yoyo. Il est maintenant pratiquement au même niveau que lors de son introduction. Dans ces conditions, pourquoi le monde des affaires déclare-t-il qu'un euro fort est annonciateur de catastrophes ?

Blâmer l'euro est un moyen simple de détourner l'attention de la véritable cause du malaise économique de l'Europe : malgré une productivité horaire relativement élevée, la productivité par travailleur est extrêmement faible. Cela s'explique par le très faible nombre d'heures effectuées par les Européens.

Il faut clarifier un certain nombre de points fondamentaux relatifs au taux de change de l'euro vis-à-vis du dollar. Le débat public sur cette question est faussé par des idées erronées souvent émises dans un but stratégique :

To continue reading, please log in or enter your email address.

To read this article from our archive, please log in or register now. After entering your email, you'll have access to two free articles every month. For unlimited access to Project Syndicate, subscribe now.

required

By proceeding, you are agreeing to our Terms and Conditions.

Log in

http://prosyn.org/xtww4kp/fr;

Cookies and Privacy

We use cookies to improve your experience on our website. To find out more, read our updated cookie policy and privacy policy.